La cour d'appel de Paris examine si elle doit confirmer, réduire ou alourdir la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de 1,4M € de fonds du Parlement européen et si une interdiction plus courte lui permettrait de se présenter à la présidentielle.Les procureurs ont obtenu une interdiction de cinq ans et une peine de quatre ans en première instance incluant le bracelet électronique; Marine Le Pen, en tête des sondages, affirme n'avoir pas voulu commettre de faute et soutient que des salariés du parti ont aussi travaillé comme assistants parlementaires.Si la cour la rend inéligible,
Jordan Bardella serait probablement le candidat du
Rassemblement national et
Marine Le Pen a promis de le soutenir et de briguer le poste de premier ministre, tandis que des avocats se préparent à d'éventuels pourvois devant la
Cour de cassation qui pourraient prolonger l'incertitude.