Peter Mandelson arrêté après l'alerte de fuite de Lindsay Hoyle
Le président Lindsay Hoyle a transmis des renseignements suggérant que Peter Mandelson prévoyait de s'enfuir, entraînant l'arrestation de l'ancien ministre pour faute professionnelle. Peter Mandelson a été libéré sous caution avec interdiction de voyager après neuf heures d'interrogatoire sur des données sensibles prétendument transmises à Jeffrey Epstein. Les accusations portent sur des fuites d'informations financières en 2009 et 2010 et des paiements de 75 000 $ reçus du financier. Cette affaire suit l'arrestation d'Andrew Mountbatten-Windsor pour des motifs similaires après que le DOJ a publié des documents liant des personnalités à l'enquête Epstein.Le cabinet Mishcon de Reya a contesté le fondement de l'arrestation et a exigé que les autorités produisent des preuves concernant le projet présumé de fuite. Peter Mandelson a nié toute faute et soutient que l'idée d'un départ vers les Îles Vierges britanniques est totalement infondée. L'enquête se poursuit alors que les autorités examinent des rapports gouvernementaux et des relevés bancaires récemment rendus publics par les USA. Peter Mandelson doit retourner au poste de police en mai pour de nouveaux interrogatoires pendant que les procédures judiciaires se poursuivent à Londres.L'arrestation est intervenue quelques jours seulement après que Peter Mandelson a perdu son poste d'ambassadeur aux USA et quitté le Parti travailliste. Les procureurs se concentrent sur des rapports internes de 2008 concernant la vente d'actifs publics qui auraient été partagés avec Jeffrey Epstein. Lindsay Hoyle a regretté la rapidité avec laquelle les détails sont devenus publics, mais a affirmé avoir agi par devoir envers la police. Andrew Mountbatten-Windsor reste également sous surveillance alors que l'enquête sur l'influence du financier sur les officiels s'étend à plusieurs juridictions.Les dossiers du
DOJ indiquent que les paiements vers
Peter Mandelson ou son mari ont eu lieu en 2003 et 2004, avant les fuites de données présumées. Les enquêteurs examinent aussi des soupçons selon lesquels
Peter Mandelson aurait fait du lobbying pour réduire les taxes sur les bonus bancaires.
Peter Mandelson a mis en doute l'authenticité des documents bancaires et affirme n'avoir aucun souvenir des transactions mentionnées dans les rapports. Malgré ses dénégations, l'imposition d'une caution et d'une interdiction de voyager reflète la gravité des accusations de faute portées par la police.